Marc, bonjour.
C'est exact dans de nombreux documents constructeurs, en ce qui concerne le bilan de puissance la méthode de BOUCHEROT est peu employée. Ceci n'est pas toujours vrai. Au cours de stage de formation professionnelle, cette méthode est enseignée. Moi même l'ayant pratiquée au cours de ma carrière de formateur NFC 15-100 et responsable BE élect.
C'est exact la méthode approchée qui consiste à additionner les puissances apparentes et de là en tirer le courant d'emploi peut choquer les esprits rigoureux. Je pense que dans les établissements scolaires, seule la méthode de BOUCHEROT devrait être enseignée. Jusqu'a présent dans les documents scolaires que j'ai consultés peu de prof adoptent cette méthode.
Maintenant lorsqu'on regarde les résultats obtenus (j'ai fait pour l'un d'entre vous récemment la comparaison des deux méthodes que vous trouverez en annexe. bien entendu, vous me donnerez vos conclusions après les avoir décortiquées), on peut considérer qu'au stade industriel l'approche est suffisante et ne rique pas de mettre en péril une installation électrique. Tout ce qui tourne autour du bilan de puissance n'est "qu'approximation" il est souvent conditionné par l'expérience des uns et des autres et du niveau de précision que vous obtenez de la part de vos interlocuteurs (Fabriquants, et utilisateurs en particulier voire le comportement des opérateurs par la suite). Les normes donnent d'ailleurs un certains nombre de facteurs (ku, ks et ke) qui sont le reflet de l'expérience des professionnels. Je ne vais pas vous citer toutes les normes qui évoquent ce sujet, mais parmi les principales en ce qui concerne ks (facteur de simultanéité ) et ke (facteur d'extension) et je vous suggère de lire la norme NFC 15-100 et son guide pratique UTE C 15-105, la NFC 14-100 et la NFC 63-410. En aucun cas ce n'est une obligation. En ce qui concerne le facteur ku (Facteur d'utilisation), c'est une autre paire de manche. Pour illustrer ce dernier propos j'ai pris un exemple que vous trouverez en annexe et qui est très explicite. Il est évident que lorsque vous calculez la puissance utile sur le bout d'arbre d'une pompe, vous ne trouverez jamais le moteur qui correspond parfaitement à votre besoin et puis d'ailleurs c'est risqué, car vous n'avez alors aucune marge de manoeuvre (Exemple Pabsorbée par la pompe = 12,26kW, puissance utile la plus proche sur le bout d'arbre du moteur Pu = 15kW soit ku = 0,81 certains fabriquants adoptent très souvent des coefficients de sécurité : 1,2 à 1,5.) Ceci ne va pas toujours dans le sens des économies d'énergie). Ce coefficient (ku), vous ne le maîtrisez pas à moins d'être comme moi même dans un bureau d'étude intégré avec la mâîtrise de tous les calculs.
Au vu de tous ces élements, la précision à la quelle vous voulez faire allusion est utopique. Hé puis dans une installltion électrique tout bouge ! Si je reprends à mon compte votre dernnière expression : "tout est faux". Dans tous les cas, vous ne pouvez pas tout additionner, autrement vous allez arriver à un surdimensionnement des sources, des canalisations et des apparillages, donc un surcoût qui peut faire basculer un budget. N'oubliez pas non plus le retour sur investissement.
Il faut beaucoup de doigté et du bon sens.
J'espère avoir répondu complétement à votre question bien que quelques éléments restent encore dans ma besace.
Bonne lecture et votre avis m'intéresse. Vos remarques me permettront de m'encourager à répondre à vos interrogations et éventuellement de me corriger en cas d'erreur de ma part.
Salutations.
http://dl.free.fr/rT9aRPUQP