Domino-Minette, bonsoir.
Après une grosse colère passagère, voici reconstitué mon texte.
En ce qui concerne la liaison équipotentielle principale (LEP), je ne vais pas revenir sur l’essentiel qui a été dit précédemment par Hervé. Je vais simplement rajouter que dans les milieux industriels, cette LEP doit être réalisée aussi avec tous les éléments conducteurs sortant du bâtiment. Sans oublier d’y inclure tout élément conducteur susceptible de propager à l’intérieur un potentiel dangereux. La sécurité des personnes en dépend.
Je vous renvoie à la partie 5-54 de la Norme NFC 15-100 qui traite en profondeur le sujet et également au guide pratique UTE C 15-106 (sections des conducteurs de protection, des conducteurs de terre et des conducteurs de liaisons équipotentielles).
Pourquoi dans une installation électrique : Réaliser, soit des liaisons équipotentielles principales (LEP) soit des liaisons équipotentielles secondaires (LES) et quel est leur rôle ?
Dans toute installation électrique digne de ce nom, vous devez effectuer une note de calcul relative au dimensionnement des canalisations. Cette note de calcul doit être présentée à l’organisme de contrôle chargé de la vérification de votre installation conformément à l’arrêté du 10/10/2000.
Dans cette étude, une partie importante concerne la protection contre les contacts indirects. En deux mots, je vais résumer ce terme barbare : Il s’agit de s’assurer que pour toute masse reliée à la terre et mise accidentellement sous tension (défaut d’isolement) que la tension dite de contact entre cette masse en défaut et un élément conducteur voisin ne soit pas supérieure à la tension limite de sécurité (courbe en S définie dans la CEI 479-1). Aujourd’hui, il s’agit de s’assurer que temps de coupure du dispositif de protection contre les surintensités est compatible avec la tension du réseau et le régime du neutre de l’installation. (voir le tableau 41a de la NFC 15-100)
Si les conditions relatives à la protection contre les contacts indirects ne sont pas satisfaisantes, il convient alors de prendre des mesures complémentaires. Nous allons en examiner quelques-unes unes :
- Modifier le réglage du magnétique du dispositif de protection ou par exemple remplacer un disjoncteur courbe « C » par un disjoncteur courbe « B ». Remplacer un fusible HPC de type aM (associé à un relais thermique et parfaitement coordonné) par un autre fusible d’un calibre moins élevé. C’est la mauvaise solution car il y a un risque de déclenchement intempestif et par voie de conséquence le dysfonctionnement de l’installation électrique.
- Augmenter la section du conducteur PE (diminution de Rpe)
- Réduire les longueurs des canalisations (diminution de Rpe), ce qui en principe n’est pas possible compte tenu que les équipements sont positionnés définitivement par rapport aux autres éléments de l’installation électrique. A moins de refaire l’étude en ayant au préalable positionné les éléments en fonction du centre de gravité de l’installation.
- Prévoir des liaisons équipotentielles supplémentaires (LES) les sections à prévoir sont parfaitement définies dans le guide pratique UTE C 15-106. La seule contrainte c’est que les agents de maintenance (lorsqu’il s’agit de liaisons équipotentielles supplémentaires entre deux masses ou entre une masse et une armoire soit correctement rétablies après le remplacement d’un équipement) Il faut être extrêmement rigoureux. La sécurité des personnes en dépend.
- Prévoir des DDR. Cette solution n’est pas non plus satisfaisante, elle fait perdre tous les avantages d’un régime de neutre (un schéma TN se trouve transformé en schéma TT). Bien entendu, j’ai supposé que l’installation électrique fonctionne dans un système à masses reliées.
Je vais arrêter là en ce qui concerne les mesures complémentaires pour satisfaire à la protection contre les contacts indirects. Dans tous les cas comme je l’ai dis plus haut, vous devez présenter à l’organisme de contrôle une note calcul en bonne et due forme. Dans le cas contraire pour valider votre installation, le vérificateur mesurera la résistance des conducteurs de protection par rapport à la LEP la plus proche. Si elle n’existe pas au niveau N, elle sera décomptée à partir du niveau N+1 et ainsi de suite. La résistance du conducteur protection ne devra pas excéder la valeur indiquée dans le tableau DC corrigé par le tableau DD. Après tous ces commentaires, j’espère que vous voyez l’importance de ces fameuses liaisons équipotentielles et du conducteur d’équipotentialité. Dans certaines installations et en particulier dans la chimie, il y a nécessité de prévoir un conducteur de protection supplémentaire (28² cuivre nu) et surtout dans les locaux et emplacement classés BE3.
Pour illustrer mes propos, je vous invite à ouvrir le lien ci-dessous. Réponse que j’ai faite à une question à un autre membre du forum.
Bonne lecture de ma prose et sincères salutations. J’ai pris des précautions pour ne pas perdre mon texte.
http://dl.free.fr/lOpdzGSkL